Quel avenir pour les personnes en situation de handicap moteur dans un marché du travail en mutation ?
Actes du colloque du Fonds Andrée Maes, Namur le 24 octobre 2024 - Sous la coordination de France HUART et Christine STEINBACH
Extrait de l'introduction de Christian KUNSCH, Président du Fonds Andrée Maes (FAM) et Andrée MAES, Initiatrice du FAM (Fondation Roi Baudouin).
Les personnes en situation de handicap moteur sont les mieux placées pour en témoigner : trouver un chemin vers le monde du travail signifie pouvoir prendre sa place et apporter sa pierre à l’édifice social, vivre et travailler avec et parmi les autres, ne pas se sentir réduites au handicap que le hasard leur a assigné. Bref, c’est un enjeu crucial d’émancipation, pour autant que ce travail et les chemins qui y mènent soient adaptés à leurs réalités. Toutefois, si d’indéniables progrès ont vu le jour, tant dans la législation que dans les leviers d’actions, ces chemins sont encore bien souvent semés d’embuches de diverses natures et représentent parfois de véritables parcours d’obstacles qu’on se représente mal: accessibilité, démarches administratives à répétition, insuffisance de moyens, idées préconçues face au handicap… (...)
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La Palestine, une boussole pour le mouvement social
une étude coordonnée par Eléonore MERZA BRONSTEIN (Secrétaire Fédérale du MOC Bruxelles) et Zoé MAUS (CIEP-MOC)
La Palestine occupe une place particulière dans l’action internationale du Mouve- ment Ouvrier Chrétien (MOC) depuis de nombreuses années. Déjà avant le génocide en cours à Gaza, l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement le plus à l’extrême-droite de l’histoire de l’État hébreu, qui ne cache ni sa nature coloniale ni ses projets annexionnistes, le développement d’un arsenal légal instituant formellement une politique d’apartheid, notamment la désormais fameuse Loi État-Nation, la criminalisation de plusieurs organisations palestiniennes de droits humains en octobre 2022 et l’assassinat de militant‧e‧s et de journalistes avaient renforcé la volonté du MOC et de ses organisations d’approfondir notre compréhension de la situation, de nous outiller, de nous former et d’affiner notre positionnement politique afin d’améliorer notre capacité d’agir.
A l’instar d’autres organisations de la société civile (comme le CNCD 11.11.11 ou Amnesty International), pour le MOC la situation en Palestine n’est pas un simple « conflit », mais un fait colonial dont les Palestinien‧ne‧s sont les victimes quotidiennes depuis 1948. Le MOC soutient déjà différentes campagnes visant à faire pression, au niveau économique sur l’État d’Israël et les entreprises qui sont actives dans les colonies illégales en Cisjordanie, comme « DBIO » (Don’t Buy Into Occupation), « Made in Illegality » ou encore la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions). Le MOC appelle à une politique de différenciation pour exclure des accords bilaté- raux les entreprises impliquées dans les processus de colonisation.
Ces positions étaient celles du MOC au 7 octobre 2023.
Depuis l’histoire s’est accélérée, nous sommes témoins de l’effondrement de nombreux cadres de référence, les digues ont cédé, ce que nous pensions encore inimaginables il y a quelques années se produit en direct sur nos écrans. Nos réponses, en tant que Mouvement social, doivent être à la hauteur de la situation.
« La Palestine est un test décisif pour le monde », Angela Davis.
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CULTUR’ACT
Renforcer les capacités citoyennes par la culture et la créativité
La journée d’étude Cultur’Act du 15 juin 2023 avait pour objectif d’analyser mais aussi d’expérimenter concrètement comment l’art, la créativité et la culture renforcent les capacités citoyennes. Elle s’est déroulée dans un lieu, le Quai 10 à Charleroi, qui fait un clin d’œil au thème, puisque ce lieu inédit associe cinéma, vidéo et brasserie, tout en développant un projet pédagogique d’approche du média vidéoludique avec un point de vue critique et créateur, dans une optique d’éducation permanente.
La culture, qu’est-ce que cela recouvre ?
En relisant un Cahier du CIEP publié en 2014 sur le thème des droits culturels, certaines réflexions ont émergé que je souhaite partager en introduction.
La première réflexion émane de Jean Blairon. Il rappelle qu’à l’époque où nos sociétés sont entrées dans la modernité, elles ont développé la faculté de produire, plus que de « simplement » se reproduire, sans une référence transcendante et impérative, comme la loi de Dieu. Pour l’illustrer, il se réfère à un héros d’un roman de Balzac, « le médecin de campagne ». Ce brave homme, médecin, maire et entrepreneur, explique ceci : « Certes je crois avoir assez prouvé mon attachement à la classe pauvre et souffrante, je ne saurais être accusé de vouloir son malheur ; mais tout en l’admirant dans la voie laborieuse où elle chemine, sublime de patience et de résignation, je la déclare incapable de participer au gouvernement. Les prolétaires me semblent les mineurs d’une nation, et doivent toujours rester sous tutelle. Ainsi, selon moi, messieurs, le mot élection est près de causer autant de dommage que n’en ont fait les mots conscience et liberté, mal compris, mal définis et jetés aux peuples comme des symboles de révolte et des ordres de destruction. » Selon ce « bienfaiteur capitaliste » comme le désigne malicieusement Jean Blairon, les prolétaires sont par nature incapables de gouverner et au contraire, sont voués à rester à leur place et à obéir. Cette conviction d’un certain ordre naturel des choses est évidemment d’autant plus prégnante qu’elle est bien utile aux forces dominantes. Ce que le capita[1]lisme a pu dire des travailleur∙ses comme dans l’exemple cité, le patriarcat ne l’a-t-il pas dit en outre des femmes (qui font d’admirables mères, mais doivent rester sous tutelle et à disposition), le racisme des étranger∙ères (avec la supposée infériorité naturelle de la race) ? Si les propos du médecin de campagne de Balzac font sourire aujourd’hui, c’est parce qu’un long chemin a été parcouru depuis…