Ecrire une lettre, remplir un formulaire d’inscription, payer une facture, se renseigner sur les horaires de transports en commun, rechercher des infos, découvrir une nouvelle recette de cuisine, «chatter» avec des amis… les activités que l’on fait à partir d’un ordinateur, sont multiples. Quotidiennes pour les uns, elles sont pourtant encore inaccessibles à d’autres qui ne disposent pas de matériel, de formation ou de capacités physiques suffisantes. Heureusement, des solutions se multiplient pour combler cette fracture. L’enjeu est important: réduire les inégalités, favoriser l’accès de tous à l’information… mais surtout éduquer chaque citoyen à développer son sens critique par rapport aux informations qui circulent sur Internet et lui apprendre à accéder aux sites web les plus pertinents. Après une définition nuancée du phénomène de fracture numérique, ce dossier fera écho d’initiatives originales qui permettent à des personnes fragilisées d’avoir un accès technique et surtout pédagogique aux TIC. De telles initiatives qui, loin du seul accès à un ordinateur, proposent un accompagnement adapté et solidaire, méritent toute notre attention.
Les Etats généraux de la Culture (décembre 2004-juin 2005) ont fait de la reconnaissance des métiers de la Culture un des leurs objectifs prioritaires. En effet, de nombreux travailleurs de ce secteur possèdent un savoir et un savoir-faire fruits de plusieurs années de pratique, mais ces acquis ne sont pas reconnus «officiellement » et, par conséquent, ils ne peuvent les faire valoir sur le marché du travail. D’où la nécessité de mettre en place, une structure tel que le Consortium de valorisation des compétences. D’autre part, les formations qui permettent d’obtenir un diplôme reconnu par le Ministère de l’Enseignement sont pour la plupart très académiques, coupées des réalités de terrain, et donc ne répondent pas aux attentes des travailleurs du secteur socioculturel. C’est pourquoi, de plusieurs années déjà, les opérateurs du secteur ont développé une offre de formations adéquates. Mais, bien que la qualité de ces formations ne soit pas mise en doute, elles ne sont pas, pour autant, sanctionnées par un diplôme officiel. Une collaboration entre ces opérateurs de formation et la Promotion sociale, laisse entrevoir des solutions.
Les Décrets «Inscriptions» et «Mixité sociale» (qui fait suite au premier) auront déchaîné les passions sous cette législature. Leur objectif: tenter d’accroître la mixité sociale au sein des établissements scolaires en objectivant et en régulant les modalités d’inscription à l’entrée de l’enseignement secondaire. Dans un contexte où prévaut la sacro-sainte liberté de choix d’école couplée à une forte dualisation du «marché» scolaire, ce genre d’initiative politique suscite indubitablement, et pour des raisons diverses, des résistances en tout genre.