ESPERLUETTE 

Esperluette n°99 - Janvier/Février/Mars 2019
Quand les femmes s'arrêtent, le monde s'arrête : retour sur les grêves féministes.
«Le 8 mars, des millions de femmes de par le monde se croiseront les bras, arrêteront de travailler et arrêteront toute activité qui perpétue leur exploitation. Faisons de ce jour et du processus qui y mène le début d’un nouveau mouvement, un point tournant dans notre refus du sexisme, du racisme, du militarisme et de toutes les formes de violence contre les femmes, qu’elles soient individuelles ou institutionnelles » : avec ces mots, l’intellectuelle féministe Silvia Federici appelait les Espagnoles à faire grève le 8 mars 2018. Symbole de cette mobilisation, cette grève restera dans les annales en Espagne (et aussi pour le mouvement féministe). Avec plus de 5 millions de femmes (et d’hommes) en grève, les Espagnoles ont réussi le pari d’arrêter leur pays pendant 24 heures. Un an plus tard, un nouvel appel international a été lancé pour recommencer l’action.
La mobilisation pour le climat : l'école à l'école des jeunes ?
Depuis plus de huit semaines, emboitant le pas à la jeune suédoise Greta Thunberg et au mouvement Youth for Climate, les jeunes sont dans la rue, réclamant une politique climatique « ambitieuse et cohérente ». Le mouvement émeut et fascine à bien des égards. Par son ampleur et sa « viralité », d’abord. Si le nombre des manifestant.e.s du jeudi est en baisse dans la capitale, la mobilisation semble loin de s’essouffler. Elle se ramifie, déplace son épicentre de Bruxelles vers les provinces ; elle fait fi des barrières communautaires, Francophones et Néerlandophones défilant côte à côte ; elle tire son énergie de son caractère globalisé (cf. la présence de délégations européennes ou la fierté des jeunes Belges d’être épinglés par les médias internationaux). Plus fondamentalement, le mouvement bénéficie de la force symbolique propre aux mouvements étudiants, dont l’histoire a démontré la capacité à impulser des orientations culturelles nouvelles (mai 68) et à mettre des réformes démocratiques à l’agenda (cf. les mouvements étudiants de 2011 au Chili qui ont permis de faire aboutir une réforme constitutionnelle espérée depuis deux décennies).
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Projet de mémoire orale avec l'outil "récit de vie" 
Dans le cadre des cours d’Histoire et de Sociologie au BAGIC1, nous avons expérimenté le « récit de vie » pour faire émerger les vécus personnels, croiser les chemins de vie de chacun.e autour d’un thème commun et mettre en lumière l’impact de l’Histoire sur sa propre histoire. Cet outil permet aussi aux narrateur.rice.s de se livrer, voire se délivrer, d’avoir une lecture différente de son trajet de vie et de prendre conscience du poids des mécanismes
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Le musée du capitalisme à Arlon : en route pour les alternatives
La question des alternatives au capitalisme est depuis longtemps au coeur des réflexions du Ciep Luxembourg. Il y a comme une urgence à ne pas simplement s’arrêter aux constats à propos des ravages provoqués par le capitalisme et ses corollaires que sont la surconsommation, l’obsolescence programmée, les émissions de gaz à effets de serre…. Il faut aussi enclencher la réflexion et l’action sur le « comment faire autrement ». En 2017-2018, le projet Agir localement pour changer globalement avait déjà creusé ce sillon, en deux temps. En vue des élections communales d’octobre dernier, plusieurs soirées-débats avaient eu lieu dans diverses communes luxembourgeoises, pour montrer aux élu.e.s et aux citoyen.ne.s tout ce qui se fait déjà dans leurs communes en termes d’alternatives, mais aussi les amener à réfléchir à comment aller encore plus loin. Un voyage avait été organisé, notamment à Loos-en-Gohelle, « là où le changement a lieu »…
Esperluette n°100 - Avril/Mai/Juin 2019
L'école, en avant l'excellence... Le pacte d'enseignement d'excellence, ambitieux et réaliste ?
Le Pacte pour un enseignement d’excellence suscite de nombreuses craintes chez certain.e.s, de l’incompréhension aussi, de l’indifférence parfois, un enthousiasme prudent chez d’autres, beaucoup d’interrogations certainement. Son élaboration et son adoption sont sans aucun doute le projet politique majeur mené sous la précédente législature en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Qui en sont les concepteur.rice.s ? Les principaux.ales acteur.rice.s institutionnel.le.s de l’École (les représentant.e.s des réseaux des pouvoirs organisateurs, les syndicats, les associations de parents, accompagnés dans leurs réflexions par un certain nombre d’expert.e.s de provenances diverses), soucieux.ses de « faire évoluer l’École » et de l’adapter aux « enjeux du XXIe siècle ». C’est donc bien d’un « pacte » entre les différents « partenaires sociaux » de l’École dont il s’agit, issu d’un assez long et complexe processus de réflexions, de négociations et d’arbitrages collectifs sur l’avenir de l’institution scolaire, son sens, les défis qu’elle se doit de rencontrer, les objectifs qu’elle se doit d’atteindre et les mesures qu’il s’agit d’adopter pour y arriver. Mais c’est tout autant le résultat d’un large « compromis », chacun d’entre eux ayant dû mettre « de l’eau dans son vin » pour aboutir à un consensus autour des réformes à impulser. Et le rôle du gouvernement dans cette affaire ? À peu de choses près, celui d’un notaire. Les acteur.rice.s institutionnel.le.s de l’École lui ont soumis en mars 2017 un avis1 circonstancié détaillant les principales mesures et réformes à engager et le Gouvernement, les ayant approuvées dans leur ensemble, s’est employé depuis, après approbation parlementaire, à les traduire en textes législatifs en vue de les mettre progressivement en oeuvre.
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Le pacte pour un enseignement d'excellence, pas la panacée mais une feuille de route commue
Confrontés au fait que notre système scolaire reste profondément inégalitaire et détient un triste record en terme de redoublements, il faut faire évoluer l’École et se donner des objectifs à moyen et long termes pour dépasser ce constat répété depuis de trop nombreuses années. Il ne suffit pas de voter quelques décrets pour aboutir à un système scolaire plus efficace et plus équitable. Il faut impérativement affronter la réforme dans la durée, agir sur de nombreux leviers pour mener une transformation qui s’inscrit sur le moyen et le long terme. À partir des constats faits depuis 20 ans, nous avons participé à l’établissement d’une feuille de route pour une durée qui dépasse le temps d’une législature. La réforme de notre système scolaire ne peut donc être celle d’un ministre, d’un parti ou d’une majorité parlementaire. Au niveau méthodologique, nous regrettons que, malgré nos demandes répétées, le Parlement (majorité et opposition) n’ait pas été assez associé aux travaux pour garantir la pérennité de la démarche. Le Pacte suscite beaucoup de débats et soulève des oppositions et des objections tout à fait compréhensibles. Il est fait de compromis parfois difficiles. Et si, en tant qu’acteur syndical, nous avions dû l’écrire seuls, nous l’aurions écrit différemment. Il y a des réformes difficiles à endosser. Le Pacte est donc imparfait.
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La charte Genre : un pas dans l'intégration du genre dans les ONG et les Acteurs institutionnels belges (AI)
En novembre dernier, plus de 80 ONG et acteur.rice.s insti­tutionnel.le.s (dont l’ONG du MOC Solidarité Mondiale-WSM) ont ratifié une Charte Genre, qui constitue l’aboutissement d’un long processus de réflexion du secteur du développement et des ONG. Au niveau international, le chemin parcouru depuis 1975, Année internationale des femmes décrétée par l’ONU, est non négligeable.
Que ce soit dans la mise en œuvre de politiques, projets et programmes de développement, dans les conventions élaborées par les institutions internationales (comme celles mises en place par l’Organisation internationale du Travail (OIT) ou les objectifs du développement durable de l’ONU), ou par la large ratification de la Convention pour l’élimination des discriminations envers les femmes (CEDEF ou CEDAW en anglais, entrée en vigueur en tant que traité international en 1981), la prise en compte de la thématique du genre dans le développement est réelle même si elle s’est faite lentement.
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"Raconter une première fois en Belgique" : projet vidéo
Au terme des activités citoyennes développées à l’Agora de septembre à décembre 2017 (à Liège), un groupe porteur s’est constitué avec une dizaine de personnes désirant parfaire leurs connaissances de la Belgique et du français. L’idée principale était la transmission et le partage des expériences vécues dans leur pays d’accueil et la découverte de celui-ci. Au fil des conversations, le groupe s’est rendu compte de la richesse des échanges et a proposé de recueillir des témoignages. Mais comment poser la parole sans l’écrire, les participant.e.s maitrisant mal l’écrit en français ?
Le média vidéo a été choisi car il semblait plus adapté à l’enregistrement de témoignages ainsi qu’à l’éventuelle transmission de ceux-ci. Pour poser un cadre, la thématique «Raconter une première fois en Belgique» s’est centrée autour de toutes les premières expériences du quotidien dans ce nouveau pays d’accueil avec tout ce que cela englobe comme réactions, appréhensions ainsi que le ressenti vis-à-vis de celles-ci.
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Visite interactive autour du temps de travail
L’année dernière, La Fonderie, Musée bruxellois des industries et du travail et la Régionale PAC (Présence Action Culture) de Bruxelles ont réalisé une exposition autour du Temps de travail. Mesures et démesuresdans les locaux mêmes du musée. En plus de l’exposition, le PAC proposait une animation autour de la transformation du temps de travail pour réfléchir aux formes que pourraient prendre le temps de travail demain. En effet, la crise économique et le chômage ont de nouveau propulsé aux devants de la scène politique et socio-économique la question de la réduction collective du temps de travail (RTT) comme solution. Face à cette actualité, une visite-animation a été organisée avec les étudiant.e.s du groupe ISCO-CNE 13 pour voir comment le temps de travail a évolué à travers l’histoire et quelles sont aujourd’hui les propositions des acteurs politiques, économiques et sociaux.
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Intelligences multiples, un prisme à neuf facettes
Conçue dès 1983 par Howard Gardner, psychologue américain du développement, la théorie des « intelligences multiples » propose une autre approche de l’intelligence qui prend en considération les différentes facettes de l’activité cognitive. Cette approche est néanmoins très controversée. Depuis sa création, certain.e.s expérimentent cette théorie, l’enrichissent et proposent de nouvelles applications pédagogiques pour développer l’estime de soi, apprendre à apprendre, aider à réfléchir au parcours formatif, … Par ailleurs, d’autres la critiquent du fait de sa non-validation par des recherches expérimentales sur l’intelligence humaine.
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DEMOCRATIE 

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