Cahier CIEP24Agis t'es du local !

Actes de la journée d'étude du CIEP du 02 mars 2018
(Publié en 2018)

En amont des élections communales de 2018, la campagne Agis, t’es du local duCIEP-MOCmet l’accent sur la participation citoyenne au niveau local et sur une gestion différente de la « cité », qui serait à la fois plus « sensible », participative et collective. Le Cahier du CIEP « Agis, t’es du local ! » reprend les interventions de la journée d’étude de mars 2018.
En introduction, Hervé Pourtois présente la démocratie délibérative, une forme non populiste de démocratie participative, et décrit quel type d’intelligence collective s’y forme, sous quelles conditions. Il est prouvé qu’une décision est plus pertinente si elle inclut les points de vue des citoyen.ne.s lambda et/ou affecté.e.s par une décision. La démocratie délibérative se concrétise souvent dans le cadre de dispositifs, appelés « mini-publics », comme le G1000 à Bruxelles en 2011-2012. Dans ceux-ci, il s‘agit, pour des citoyen.ne.s ordinaires, de faire dialoguer les « raisons » et de construire à partir de là une position collective raisonnée – qui ne correspond pas à la préférence de tou.te.s- sur un problème public. Ce moment serait idéalement une étape distincte du processus démocratique, à ne pas confondre avec la simple consultation ou la prise de décision. La réflexion se poursuit en exposant deux arguments majeurs en faveur de la démocratie délibérative et quatre défis la concernant.
En écho à ces réflexions théoriques, la parole a été donnée à des citoyen.ne.s engagé.e.s localement sur des enjeux défendus et des pratiques de participation utilisées : mobilisation contre le piétonnier très marchandisé et pro-voitures à Bruxelles, mobilisation contre la dépossession des habitant.e.s de la ville de Durbuy par M. Coucke, mobilisation pour une consultation populaire sur l’extension du Centre commercial L’Esplanade à Louvain-la-Neuve et enfin, le mouvement Barcelona en Comú, force politique nouvelle arrivée à la tête de la Ville de Barcelone et appartenant au mouvement municipaliste en plein essor en Espagne. Celui-ci cherche à faire d’un réseau de communes le lieu central de la politique, par contraste avec les voies austéritaires et non hospitalières prises par les institutions nationales et européennes. L’actualité belge récente nous amène à revenir sur la question des intercommunales : au-delà des enjeux soulevés par « l’affaire Publifin », cette échelle d’action semble pertinente pour gérer l’énergie, l’eau, les déchets, etc. Autant de secteurs qui, à travers le monde, sont en ce moment largement (re)municipalisés vers des formes de gestion publiques ou mixtes, intégrant les citoyen.ne.s et qui semblent très prometteuses.


CahCIEP23

Investissez dans les paradis sociaux  

Actes de la journée d'étude du CIEP (bientôt disponible sur notre site) du 10 novembre 2017(Publié en 2018)

Notre système de sécurité sociale est actuellement, et depuis quelques années, pris au piège entre les politiques d’austérité et celles de relance économique centrées sur l’offre. La Sécu représente-t-elle un cout ou un projet de solidarité et de justice ? Et, surtout, sur quels engagements et quelles mobilisations peut-on compter aujourd’hui pour défendre et renforcer un tel projet ? En complément avec la Journée d’étude de novembre 2017, ce Cahier du CIEP aborde tant la question des adaptations possibles et nécessaires du système actuel, que celles des alternatives à prendre en considération. La Sécu, telle que nous la connaissons, se fonde sur des bases – la concertation sociale, le plein emploi et la croissance économique – qui sont de plus en plus fragilisées. La transnationalisation des chaines de production, la financiarisation de l’économie affaiblissent la sécurité sociale dans sa conception. On défend un système qui a produit et qui continue à produire des bénéfices pour des larges parties de la population. Mais, en même temps, on peut et on doit prendre en considération des alternatives. Est-ce que toute la valeur produite dans nos sociétés contribue effectivement au système de redistribution et de solidarité ? Est-ce qu’on peut encore défendre, voire approfondir la concertation sociale, ou est-ce que l’État devrait prendre une place plus importante ?
Ce Cahier nous permet de nous outiller davantage afin de porter un discours audible auprès de personnes et de groupes de plus en plus précarisés, trop absorbés par la survie immédiate que pour se mobiliser en faveur d’un système d’assurance qui pense à l’ensemble d’une vie et à la reproduction d’une société.


 
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